5 janvier 2008...4:48

C’est avec les utopies que l’on construit l’avenir et c’est avec les rêves que l’on avance.

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Ce matin, à peine réveillée après une soirée formidable (je raconterai ça plus tard), j’ouvre mon mac, et avant même que l’onglet “20minutes.fr” ne s’ouvre, c’est mon Benjamin qui m’annonce la terrible nouvelle.

Raymond est mort.

Elsa, notre président est décédé.

Je ne l’ai pas cru. Et puis j’ai vu les gros titres des journaux. Le récit de sa vie éclatant partout, comme s’il fallait que l’être décède pour que l’on se souvienne de l’homme. Comme si… si son courage quotidien avait été passé sous silence des années durant.

Car oui, monsieur Forni a dû souffrir. Persévérance, est peut-être le mot qui convient (bon Dieu, hier dans mes voeux je parlais de 2008 comme l’année de la persévérance, que n’ai-je pas dit là.) Courage et acharnement.

Inutile de retracer son chemin, il n’y a que ça dans les journeaux. Mais juste quelques souvenirs.

Le premier, lors de la présentation du nouveau Conseil Régional des Jeunes de Franche Comté, auquel j’appartiens. Il m’avait émue en soulignant le courage d’études par correspondance, me parlant de sa propre expérience à ce sujet, et de mon engagement.

Quelques semaines ou mois plus tard, c’est à La Rochelle que je le croise, discutant me semble-t-il avec Jean Auvillain. Il me semblait déjà bien fatigué, mais cet homme de courage me fascinait.

Et puis enfin les voeux de l’an dernier, grand moment de fou rire avec Noé et Pierre, lorsque Mr Forni s’extasie dix minutes durant sur les sapins de la région…

Le titre de cet article, c’est le slogan des voeux de 2008. Ils devaient avoir lieu la semaine prochaine. Monsieur Forni, tu vas nous manquer.

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